Mohamed Kacimi est né en 1955 au sein de la zaouïa d’El-Hamel, haut lieu de l’islam confrérique algérien. Feu de dieu est un récit d’enfance et d’apprentissage sur fond d’histoire collective : celle d’une communauté religieuse dont la zaouïa constitue le cœur spirituel et celle de l’Algérie, colonisée puis indépendante. Kacimi, qui dit avoir reçu la langue française «comme un coup de poing en pleine gueule», nous offre une langue poétique, érudite, drôle, insolente ! Jusqu’au blasphème parfois : «Dieu a beau être grand, notre amour était plus grand que lui». L’amour et les femmes plutôt que Dieu et les hommes ! D’ailleurs, si «les hommes ont remporté leur guerre contre les femmes (…), sur ce champ de bataille dévasté, ils errent maintenant comme des âmes en peine». Un hymne à la liberté ! Indispensable