Journée internationale des droits des femmes

Parcours féministe le 28 mars 2026

PARCOURS FEMINISTE DANS LE 20E ARRONDISSEMENT SAMEDI 28 MARS DE 14H30 A 18H00

Le départ se fera à 14h30 de l'Espace Paris Jeunes Taos Amrouche, 49 rue Piat 75020 Paris (inscription nécessaire).

Ce parcours mémori’Elles conçu par le groupe Femmes Ici et Ailleurs de l’ACB est organisé à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Ponctué de récits biographiques, le parcours se déroulera à travers les rues du 20ème arrondissement, où les participantes iront à la rencontre de ces femmes qui, chacune à leur manière, ont laissé une empreinte indélébile sur l’émancipation des femmes : Taos Amrouche, Marguerite Duras, Édith Piaf, Séverine, Ella Fitzgerald, Barbara, Anne Sylvestre, Janis Joplin et Assia Djebar.
Pour vous inscrire :
01 43 58 23 25 ou contact@acbparis.org

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association de Culture Berbère (ACB) organise un parcours féministe le samedi 28 mars 2026. 

En 2025, seulement 13,3 % des rues portent des noms de femmes, soulignant la lenteur de la féminisation des espaces publics. À Paris, chaque année, nous assistons à l’attribution de nouveaux noms de femmes à des rues, des jardins et des écoles, mais le chemin reste encore long.

Pourquoi ne pas profiter du mois de mars et de son rendez-vous institutionnel autour de la Journée internationale des droits des femmes pour inviter le public de l’ACB à découvrir des personnalités féminines – comédiennes, autrices, chanteuses, etc. – ayant un lien avec l’Algérie, tout en mettant à l’honneur deux lieux portant le nom de femmes berbères.

Cette activité se déroulera en plein air dans le 20e arrondissement de Paris. Le choix de ce parcours féministe se veut riche de diversité culturelle et d’expressions variées, offrant aux femmes une impulsion pour revendiquer leur dignité, leur liberté. Il rend hommage à celles qui n’ont jamais baissé les bras face à l’adversité.

Il est essentiel de donner de la visibilité à celles dont nous ne devons pas oublier les combats. Ce sera un moment d’éducation populaire féministe, où nous explorerons les points communs entre des figures emblématiques telles que Taos Amrouche, Marguerite Duras, Édith Piaf, Séverine, Ella Fitzgerald, Barbara, Anne Sylvestre, Janis Joplin et Assia Djebar, toutes ayant marqué la France et le monde.

« La marche deviendra un symbole de libertés », comme l’écrit Assia Djebbar. « Celui du mouvement et du déplacement du corps féminin, la “première” des libertés, de l’émancipation et de la transgression » [1].

Ponctué de récits biographiques, le parcours se déroulera à pied, en bus voire en tramway à travers les rues du 20e arrondissement, où les participantes iront à la rencontre de ces femmes qui, chacune à leur manière, ont laissé une empreinte indélébile sur l’émancipation des femmes. Un parcours mémori’Elles conçu par le groupe Femmes d’Ici et de Là-bas de l’ACB.

 

[1] Mustapha Harzoune, « Alors que vous êtes une figure de l’aube et qu’ils ne s’en doutent pas ! », Hommes & migrations, 1309 | 2015, 206-209.

Taos Amrouche Assia Djebbar - deux femmes berbères dans le 20e arrondissement

De Taos Amrouche (Espace Jeunes rue Piat) à Assia Djebbar (Médiathèque –1, rue Reynaldo Hahn) deux femmes berbères aux voix immortelles en Algérie et en France.

 

Ces deux autrices écrivent en français, mais leur langue maternelle, le berbère, est la première inscrite dans leur corps, incarnant ainsi une identité multiculturelle et une histoire riche de pluralité.

Le fil rouge qui unit Taos Amrouche et Assia Djebbar se tisse autour de leur engagement pour la langue berbère, symbole de leur identité et de leur héritage culturel. En tant que figures emblématiques de la littérature, ces deux femmes incarnent la quête d’une reconnaissance de la richesse berbère tout en naviguant dans les sphères francophones. Taos Amrouche, membre de l’Académie berbère, a su porter haut la voix de son peuple à travers ses chants et ses écrits, tandis qu’Assia Djebbar, membre de l’Académie française, explore et célèbre cette même langue dans ses œuvres. Ce parcours féministe, qui met à l’honneur ces deux femmes remarquables, constitue une première initiative hors les murs de l’ACB, soulignant l’importance de leurs contributions et de leur héritage dans la lutte pour la valorisation des voix féminines et berbères.

« Ces voix qui m’assiègent »

Dans son ouvrage « Ces voix qui m’assiègent », Assia Djebbar évoque Fadhma Ait Mansour, surnommée la « mère des Amrouche », mère de Jean El Mouhouv et Marguerite Taos. Fadhma Ait Mansour a su transmettre son héritage à sa fille Taos en lui remettant son autobiographie. Taos Amrouche devient cantatrice en langue berbère, le jour où elle entend émerger en elle la voix de sa mère chantant ses chants.

« Vaste est la prison »

Nous retrouvons Taos Amrouche dans l’œuvre d’Assia Djebbar, Vaste est la prison (Albin Michel, 1995) dont le titre est tiré d’une complainte berbère rapportée par Jean Amrouche et interprétée par Taos Amrouche. Assia Djebbar retrace le parcours des langues et part en quête de l’alphabet berbère, dont elle évoque la perte à travers un français métaphorique.

« Vaste est la prison qui m’écrase, d’où me viendras-tu, ma délivrance ? »

Leurs œuvres sont portées par un engagement féministe, éclairent le chemin de nombreuses voix féminines. En célébrant leur héritage, nous affirmons l’importance de la diversité et de l’expression des femmes dans toutes ses formes, contribuant ainsi à une reconnaissance plus large de leurs récits dans notre société contemporaine.