sortir, voir, lire, écouter…

Le petit lexique de Yennayer

Ixf useggas la tête de l’année (le début de l’année) A ne pas confondre avec « tawwurt n useggas » (la porte de l’année) qui ouvrent les labours d’automne

Amenzu : premier

Amensu  n useggas : le premier (jour) de l’année

Amenzu n yennayer : le premier jour de yennayer

Imensi : le souper

Imensi n yennayer : le diner (ou réveillon) de Yennayer

Aseggas ameggaz : bonne année

Aseggas ameggaz i yal yiwet, i yal yiwen : bonne année à chacune et à chacun.

Asfel : le sacrifice – en l’occurrence une volaille (un coq selon certaines traditions) – en offrande à Yennayer pour conjurer le mauvais sort.

Aâssas (pl. iassassen) : gardiens, génies tutélaires 

Azzetta : le métier à tisser

Tasirt : la meule domestique à grain

Lkanun : le foyer au feu

Inyen n lkanun : Les (trois) pierres du foyer

Aqerru : la tête (pour la tête de bœuf consommée pour le nouveau-né de l’année)

Acedluh viande séchée

Lesfenj ou tihbulin : beignets

Tiγrifin : crêpes

Timsemmin : feuilletés de semoule

Ahbul n yennayer : la « galette du nouvel an »

Tharvouthe : le plat

Tamγart di yennayer : « la vieille de Yennayer »

Amerdil : l’emprunt

Imensi umerdil : le dîner de l’emprunt

Tagella d lemleḥ : “le blé et le sel”. La symbolique du partage du blé et du sel renvoie à un contrat d’honneur passé, un contrat qui bien évidement, ne se rompt pas…

Zéniter et A vava inou va

L’écrivaine Alice Zéniter à qui l’on doit notamment L’art de perdre (Flammarion, 2016) et qui vient de publier  Comme un empire dans un empire (Flammarion, 2020) racontait, le 6 octobre dernier, à Frédéric Pommier sur France Inter comment la chanson d’Idir « A vava inouva », est entrée dans sa vie.

Cliquez ici pour écouter l’émission ↓

Alice Zéniter : « Je sais pas exactement si je suis kabyle, je sais pas si en étant née en France, en ayant découvert la Kabylie après mes 25 ans, est-ce que j’ai quoi que ce soit comme légitimité à me dire kabyle, par contre je sais que je veux l’être. Dans un moment comme cela, si on a le droit de se choisir un peuple sous le coup de l’émotion, alors je suis kabyle parce que ce village, parce que A vava inou va »