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Yennayer : festivités et symboles

Yennayer c’est la fête ! Une fête que l’Association de culture berbère partageait depuis des années avec ses adhérents et la troupe Ideballen du fidèle et ami Saïd Axelfi. Un virus en a décidé autrement en cette année 2971 du calendrier berbère (voir l’article de Mourad Aït Mesghat). On ne partagera pas cette année « le blé et le sel » (« tagella d lemleḥ ») au siège de l’association. Pas non plus les rythmes du tbal ni les mélodies de la ghaïta. Point de danses des adultes et pas non plus de courses joyeuses des enfants dans notre modeste « taddert di Ménilmontant » de la rue des Maronites. Pour autant, cela ne doit empêcher personne de fêter Yennayer. C’est une approche pédagogique, ludique et festive du réveillon et du jour de l’an berbère que nous vous proposons malgré tout aujourd’hui. Une approche qui fait (un peu) de place à l’actualisation d’une tradition, sa mise au goût du jour et aux exigences nouvelles des lieux et des temps. Avant de nous retrouver l’année prochaine. Aseggas ameggaz i yal yiwet, i yal yiwen. Bonne année à chacune et à chacun.
Le mot Yennayer s’apparente au latin enneyer (janvier). Il marque les débuts du solstice d’hiver, le soleil qui reprend ses marques et sa place, les jours qui rallongent et la lumière qui s’en revient. Tout cela réchauffe les espoirs prêtés à la nouvelle année qui s’ouvre. Yennayer n’est pas seulement fêté en Kabylie : c’est une fête célébrée traditionnellement dans toutes les régions d’Afrique du nord. Des célébrations qui donnent lieu à des rites et des préparations très diversifiées d’est en ouest et du nord au sud de Tamazgha. Aucune exhaustivité donc dans cette présentation, sorte de vade-mecum ou guide pour Yennayer. (suite…)

Imensi Yennayer, le réveillon berbère

Le peuple amaziγ fêtera Imensi Yennayer, autrement dit le réveillon du Nouvel An berbère 2971 qui correspond au 12 janvier 2021.
Institué comme jour férié en Algérie depuis 2019, le 1er Yennayer évoque l’intronisation comme pharaon d’Egypte de Chichnaq, un roi issu d’une tribu berbère de l’Est de l’actuelle Algérie. Il dirigea de 945 à 924 avant JC, la XXIIème dynastie des pharaons. (suite…)

Aseggas Ameggaz

Je voudrais, au commencement de cette nouvelle année, vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne année 2021.
Malgré les confinements, les déconfinements et autres couvre-feux, nous avons réussi, en 2020, à maintenir l’essentiel de nos activités et expérimenté d’autres formes de travail et de relation. Partant, nous avons acquis de nouveaux savoir-faire ; des savoir-faire qu’il nous faudra enrichir et perfectionner dans les semaines et mois à venir.
C’est grâce à notre intelligence collective, celle portée par toutes nos équipes – membres du Conseil d’administration, membre actifs, permanents, vacataires, bénévoles et adhérents  – que nous avons réussi à maintenir nos activités et actions, que nous perfectionnerons et inventerons, demain, d’autres savoir-faire et réponses pour affronter les contraintes nées de cette pandémie.
Ainsi nous poursuivrons en 2021, sous des formes renouvelées, les engagements de l’Association de Culture Berbère que résume la citation de Jean Amrouche proposée, ici, en guise de voeux.
Merci à chacune et à chacun d’entre vous ! Je nous souhaite de nous retrouver vite, toutes et tous, en parfaite santé pour, ensemble, vivre une très belle année 2021.

Aseggas ameggaz
Belkacem Tatem
Président de l’ACB

Le 1er janvier 2021

IDIR EN 3 INTERVIEWS (3/3)

L’histoire d’Idir avec l’ACB est une longue et belle histoire. Elle a commencé dès 1979 et s’est poursuivie sur près de quatre décennies. Au cours de ces années de travail, de mobilisations, d’échanges et d’amitiés, Idir a donné, en 1985, en 1999 et en 2007, aux magazines de l’ACB (Tiddukla d’abord puis Actualités et culture berbères) trois longs et importants entretiens. Ce sont ces entretiens que nous vous proposons de (re)lire pour (re)découvrir un homme d’engagements et de convictions.


3/3 – Idir dit tout

Entretien donné par Idir à l’ACB en décembre 2007

Hamid Cheriet a atteint cette stature internationale qui dispense de le présenter. Il suffit de prononcer les deux syllabes de Idir pour entendre tinter les bijoux de cette jeune femme kabyle qui demande à son père de lui ouvrir la porte de l’hiver car elle a froid et que les chacals sont à sa poursuite. C’est dans A Vava Inouva et cette chanson, qui a aujourd’hui 35 ans, n’a pas perdu un traître son de sa puissance d’évocation et d’ancrage. Depuis ce tube identitaire, Idir a fait du chemin humainement et artistiquement jusqu’à devenir un artiste de la synthèse qui arrive à réunir autour lui, et de sa musique kabyle si proche et si loin des racines kabyles, des artistes issus de tous les pays du monde, de tous les genres.  Cela faisait longtemps que nous escomptions faire avec lui le point. Nous découvrons, comme on s’y attendait, un artiste encore en fusion, créatif, inventif et, derrière l’ancien étudiant en géologie, un intellectuel qui s’intéresse à la marche du monde et réfléchit à la citoyenneté, à la justice sociale, à la politique et, ce qui ne gâte rien, un artiste cultivé, curieux de musique classique et de littérature sans pour autant être coupé de cette culture matricielle qui continue à le porter et qu’il porte.

(suite…)

IDIR EN 3 INTERVIEWS (2/3)

L’histoire d’Idir avec l’ACB est une longue et belle histoire. Elle a commencé dès 1979 et s’est poursuivie sur près de quatre décennies. Au cours de ces années de travail, de mobilisations, d’échanges et d’amitiés, Idir a donné, en 1985, en 1999 et en 2007, aux magazines de l’ACB (Tiddukla d’abord puis Actualités et culture berbères) trois longs et importants entretiens. Ce sont ces entretiens que nous vous proposons de (re)lire pour (re)découvrir un homme d’engagements et de convictions.


2/3 – Les Identités d’Idir

Entretien donné par Idir à l’ACB en 1999

ACB. A quand le prochain album ? 

IDIR.Il est prévu pour la rentrée et s’appellera Identités.  Le but est de partager une chanson avec des gens de sensibilité différente, où chacun amène sa manière de voir les choses. Par exemple, je vais faire un titre avec Dan Ar Braz et Gilles Servat. Je vais chanter à ma manière et eux à leur façon : cela donnera une ambiance celtico-kabyle.  Avec Kamel d’Alliance Ethnik, il va y avoir du rap. Le but c’est d’essayer, à partir des rythmes de chez nous, de lui faire dire des choses comme il les ressent parce que j’ai toujours la hantise de perdre l’âme originelle.

Êtes-vous influencé par les nouvelles formes d’expressions musicales ? 

IDIR. Il y a des choses que j’aime, des choses que j’aime moins… Il est possible que l’on subisse des influences même inconsciemment. Ce qui est important, c’est de sentir qu’il y a une ouverture. C’est-à-dire au niveau de la musique, des possibilités de pouvoir étendre ses capacités d’expression. J’ai toujours la hantise de perdre de vue mon émotion première. Au lieu de parler de mixage ou de fusion, je parle plutôt d’interpénétration, une espèce d’osmose, où les choses entrent les unes dans les autres, au lieu d’un placage, d’un clivage où tu distingues nettement les deux styles ou les différentes composantes. Il faudrait arriver, de plus en plus, à moins distinguer les mélanges pour que cela forme quelque chose de plus entier. Je me dis toujours qu’il vaut mieux y aller comme ça. S’il y a une kabylité ou une algérianité en moi elles transparaîtront. (suite…)

IDIR EN 3 INTERVIEWS (1/3)

L’histoire d’Idir avec l’ACB est une longue et belle histoire. Elle a commencé dès 1979 et s’est poursuivie sur près de quatre décennies. Au cours de ces années de travail, de mobilisations, d’échanges et d’amitiés, Idir a donné, en 1985, en 1999 et en 2007, aux magazines de l’ACB (Tiddukla d’abord puis Actualités et culture berbères) trois longs et importants entretiens. Ce sont ces entretiens que nous vous proposons de (re)lire pour (re)découvrir un homme d’engagements et de convictions.

1/3 – Idir l’anti-vedette

Entretien donné par Idir à l’ACB en 1985

Hamid Cheriet, plus connu aujourd’hui sous le nom d’Idir est né en 1948 au village d’Ath Yenni, célèbre pour ses bijoux berbères. Le petit Hamid grandit dans ces montagnes kabyles où, accompagnant les bergers, il s’initie à la flûte. Il est âgé de 9 ans lorsque son village est ratissé par l’armée française. Avec ses parents il prend le chemin d’Alger où après l’Indépendance, il y poursuit ses études.
Licencié en sciences naturelles, il lui arrive fréquemment de délaisser la rigueur scientifique pour les plaisirs de la poésie traditionnelle kabyle et de la guitare. Davantage que les différences entre deux univers— la ville et la campagne — le jeune Hamid est interpellé par une autre constatation : « j’ai quitté un village pour aller dans une ville, et dans celle-ci on parlait une autre langue »
Il lui apparaît dès lors important de dénoncer toute forme d’« aliénation de l’étranger » ; quel que puisse être cette aliénation ou cet étranger I Mais cela ne signifie pas pour autant le cloisonnement de sa culture. Parallèlement se fait jour la nécessité d’« actualiser notre culture ». Un thème qui sera constamment présent dans la carrière future d’Idir.
Les études finies, Hamid prend la route de la Kabylie. Il sillonne cette région et toute l’Afrique du Nord pendant deux ans (1971 et 1972) pour y collecter et étudier les différents folklores : musiques traditionnelles, textes et chants, souvenirs des anciens, berceuses, chants des mères, rythmes et percussions…
En 1973 il enregistre son premier 45 tours, deux jours avant de partir pour le service national à Blida. Sur des paroles de Ben Mohamed, animateur à la chaîne kabyle, Idir lance « Vava inou va ». Une « bombe » dans la musique algérienne. C’est aussi le coup d’envoi de la nouvelle chanson Kabyle.
1976, l’uniforme au vestiaire, il embarque avec son groupe (on y retrouve entre autres Brahim Izri et Areski Baroudi) pour la France. Sa chanson l’y avait précédé… Pour la première fois sans doute, un chanteur algérien d’expression berbérophone se payait le luxe d’être programmé sur les ondes nationales et d’élargir l’audience de son auditoire à un public non berbérophone ! Les émissions, radios et télévisions, les interviews allaient venir. Pour l’heure il signe un contrat avec Pathé-Marconi.
1977, il participe au festival de Carthage. Un an plus tard, le 17 juin 1978 se tient à Paris, à la Porte de Pantin le premier festival de la chanson algérienne, avec, pour vedette : Idir.
Son second 33 tours, « Ay arrac nneɣ » sort en 1979. Entre le premier et ce second album il a créé sa propre maison de disque, Azwaw, où des « jeunes » chanteurs, comme Malika Domrane ou Matoub Lounes, enregistreront.
Depuis, rien. Si Idir n’enregistre pas de nouveau disque, il n’est pas pour autant inactif. Depuis 1979 il ne cesse d’être sollicité pour animer des spectacles à Paris ou en province. Et l’on est bien obligé de constater que son nom suffit à remplir les salles, et ce, malgré un quasi silence de près de six ans maintenant ! Phénomène probablement rarissime dans l’histoire du show business. Idir, l’« anti vedette » bénéficie au sein du public d’un large crédit. D’un large consensus aussi puisque lui plus que quiconque a su rassembler les générations et les communautés.

  1. Fidèle à lui-même, à son « engagement », Idir a activement participé à la réalisation d’un disque pour enfants chanté en berbère et en français par des enfants. Produit à l’initiative de l’A.C.B, ce 30 centimètres permet de renouer avec Idir, à la fois comme musicien, interprète et arrangeur avant de le retrouver (peut-être)… dans un de ses disques solo.

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L’ADN kabyle de Maïwenn

Dans ADN, le dernier film de Maïwenn, la réalisatrice et actrice explore ses origines algériennes, cet  héritage sans testament selon la belle formule de René Char, qui lui vient de sa mère et surtout de ses grands-parents. De son grand-père tout particulièrement : « À sa mort, je n’ai pas pu travailler pendant un an et j’ai passé beaucoup de temps en Algérie. Si cette mort me touchait autant, c’est qu’il était un pilier. Il représentait le dernier repère par rapport à un pays que je ne connaissais pas assez. Et aussi un paradis perdu. (…) Je parle de l’enfance avec eux, mon grand-père et ma grand-mère. Ce n’était que des bons souvenirs et de l’amour. Quand j’étais petite et adolescente, ils ont représenté ma seule source d’amour. Ils se sont montrés omniprésents tout au long de ma vie sans jamais me juger » (numero.com, le 9 novembre 2020, entretien réalisé par Olivier Joyard).
Sur le site du Journal des femmes, elle déclare à Mehdi Omaïs, le 22 octobre « la mort m’a réveillée. C’est comme si, d’un coup, on m’avait donné l’heure. Il a fallu que je parle avec la mort, qu’on s’explique, qu’on établisse une langue pour que je sois d’accord… La vie fait qu’on y est forcément confronté. Plutôt que de me dire que les morts vivent en moi, j’ai cherché à vivre sous le regard de mes grands-parents en donnant un sens citoyen à ma vie… Ne plus m’intéresser aux gens qui me détruisaient, à mon art, aux choses futiles… Je suis devenue une droguée des actus. J’essaye de m’enrichir l’esprit en suivant les débats politiques, en m’intéressant à l’Histoire entre la France et l’Algérie. Je suis issue de cette relation. Je voulais savoir d’où je viens. Je pense que les enfants d’immigrés dont les grands-parents ont connu la colonisation, portent le gène du colonialisme. Cela se manifeste d’une manière ou d’une autre dans notre vie de tous les jours. On dit toujours que je suis une femme engagée, rebelle… Ça vient des grands-parents ». Et de préciser : « Au bout d’un moment, je vivais énormément avec les disparus. Sans vouloir être glauque, il y a eu comme un autre monde dans mon quotidien : je cherchais à continuer le dialogue avec eux, en me posant des questions sur ce que les morts nous transmettent, comment vivre mieux avec leur absence, comment la rendre présente. Ces choses sont devenues des obsessions et j’ai eu envie d’en faire un film. Même si, au départ, j’étais si dévastée qu’un tournage me semblait impensable » (numero.com, 9 novembre 2020).
C’est dans Le Journal des femmes, que Maïwenn explique la relation qu’elle tente d’établir avec les morts : « Dans ADN, je partage une façon de faire un deuil comme il en existe tant d’autres. Il y a plein de formules. Mais rien ne m’allait. La seule qui m’a aidée, c’est celle de Michel Onfray : « La meilleure façon de vivre avec les morts, c’est de vivre sous leur regard. » En entendant ça, j’ai trouvé la première porte de mon deuil. Ça m’a parlé plus que cette idée bullshit selon laquelle les morts vivent en nous. Pour vivre sous le regard de nos morts, il faut aller les chercher, trouver le chemin pour les sentir au-dessus de nous. Il y a un labyrinthe qui n’est pas facile à trouver. »
Maïwenn ne porte pas seulement la robe kabyle de ses aïeules (voir le compte rendu de Célia Sadaï sur Africultures), dans ADN elle se rapproche, peut-être et surtout, d’un vieux culte, le culte kabyle des ancêtres, cette relation qu’établissent les vivants avec les morts, les « Invisibles » toujours présents, les Iassassen qui veillent et surveillent.
Si la formule d’Onfray fait sens pour Maïwenn c’est assurément en raison de son ADN d’algérienne (indépendamment du titre du film) dans lequel la notion d’Iassassen s’inscrit. Notion qui appartient au fondement culturel berbère que les indigènes, principalement des paysans non lettrés, ont fait prévaloir face à la puissante doctrine religieuse musulmane exogène. Ainsi est né l’Islam maraboutique qui intègre et consacre les Iassassen. Dans Les Portes de l’année (Tibbura ussegwass)[i], Jean Servier a consacré à la métaphysique du monde berbère une étude détaillée. Il énonce, dans son introduction : « Sans doute, on s’étonnera de trouver dans ces montagnes du Nord de l’Afrique, l’essentiel de la pensée méditerranéenne et de son message. (…) Les traditions populaires que j’ai recueillies attestent l’unité spirituelle du Maghreb et le rattachent intimement à la Méditerranée mieux que n’importe quel traité de sociologie ». 

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L’art jubilatoire de Karim Akouche

pour éviter d’étouffer

Une fois de plus, il ne faudrait pas se tromper. Karim Akouche – comme Sansal, Daoud ou Cherfi – risque, malgré lui, de devenir le carburant siphonné à gogo par des chauffards de la pensée. Tandis que les uns pétaradent, d’autres l’accusent de servir la soupe. Bien malgré eux, des écrivains se retrouvent détournés, instrumentalisés, et des œuvres abandonnées dans le caniveau des tribunes de circonstance ; après avoir été salies par des obsessions monomaniaques déguisées en « pensée ». La littérature, puisque c’est d’abord de cela qu’il s’agit – « Une tâche impossible m’occupe, sculpter la phrase qui contiendra une chose sans avoir voué au néant son contraire » écrit Tassadit Imache – est travestie en étendard ! Un égrugeoir où tout se réduit en une même et exclusive bouillie sur une réalité pourtant kaléidoscopique. Et les thèmes, par ces auteurs portés, ne manquent pas : immigration, islamisme, islam, terrorisme, colonialisme et postcolonialisme, indépendances et Histoire, féminisme, voile, mémoires, discriminations, ressentiment, victimisation, tout y passe. Sans oublier, puisque Karim Akouche est un digne rejeton du Djurdjura, la question de l’identité algérienne, exclusive et hors sol. Les sujets se bousculent, l’embouteillage guète.
Pourtant, malgré la vigueur et la teneur de ses propos, Karim Akouche est un  poète. Et sa poésie a plus à offrir au monde – à ses lecteurs à tout le moins – que ses prises de positions, fussent-elles courageuses. Les mots, le souffle, le vitalisme tout terrain, la soif inextinguible d’amour et de liberté tout cela, et plus encore, forment le meilleur et le plus fécond des viatiques : « tout est là, caché entre les dents fragiles des poètes, tout dégouline des doigts des peintres maudits » comme il l’écrit lui-même. Mieux vaut « divaguer » avec les poètes que de marcher au pas de la rationalité ou de l’espérance eschatologique.  (suite…)

Cours de langue pour adultes

Rencontre avec Belaid Addi,  professeur de langue berbère à l’ACB. Depuis 2007, il assure les cours en kabyle destinés aussi bien aux débutants qu’aux locuteurs confirmés qui souhaitent compléter leurs connaissances dans le domaine de l’expression écrite, en alphabets latin et/ou tifinagh. A ces cours, il convient d’ajouter celui destiné aux lycéens inscrits à l’épreuve facultative de langue berbère au baccalauréat, épreuve qui se déroule par écrit depuis 1995.

Dans le cadre de ces deux entretiens (en français et en kabyle), Belaid évoque les méthodes qu’il utilise, les intervenants extérieurs – notamment chanteurs – invités, les objectifs que les participants peuvent se fixer et les nouveautés – en matière numérique et pédagogique – en préparation.

Il rappelle que ces différents niveaux de cours concernent un public varié (genre, âge, origine, etc…), à l’image de notre association.

Entretien en français, ici

 

Entretien en tamazight, ici