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LE
GROUPE FEMME DE L'ACB :
Femmes d'ici et de là-bas
Le
groupe " Femmes d'ici et de là-bas "
(FIL), s'est constitué au sein de l'ACB en 1994
autour de l'accueil de primo-arrivantes, contraintes de
fuir l'Algérie en raison de leurs activités
professionnelles, de leur engagement en faveur des libertés
de l'égalité et de la laïcité,
ou encore en raison de leur francophonie.
C'est
un groupe de travail et de réflexion composé
essentiellement de femmes françaises et algériennes
qui militent en faveur des femmes algériennes de
France et d'Algérie. Elles ont développé
des affinités, établi une régularité
de travail collectif, autour de projets concrets :
- témoignages
de femmes,
- rencontres inter-générationnelles,
- rencontres avec d'éminentes figures de ce siècle
(notamment Germaine Tillion)
- réflexion sur le SIDA au sein des familles maghrébines
- exposition itinérante Femmes d'ici et de la-bas,
retraçant 20 ans de lutte des Femmes Algériennes
- à l'initiative du colloque sur le Code de la
Famille au centre de la problématique démocratique
algérienne (15 décembre 2001)
En
savoir plus sur l'exposition Femmes d'ici et de là-bas
Les objectifs de cette exposition s'inscrivent dans la
perspective d'un travail de sensibilisation, d'information
et d'échanges autour de la lutte des femmes en
France comme en Algérie, essentiellement contre
le Code de la famille avant et après son adoption.
Il s'agit là d'étoffer le réseau
de solidarité avec les femmes algériennes.
L'exposition a été présentée
dans les locaux de l'ACB du 9 au 31 mars 2000, avant de
prendre une forme itinérante pour s'enrichir encore
d'échanges et de rencontres.
En
savoir plus sur le Code de la famille
Le code de la famille est un texte juridique adopté
en 1984 qui organise la vie des femmes de manière
discriminatoire, les soumettant entièrement à
la volonté de l'homme : elles ne peuvent consentir
seules au mariage, ne peuvent quasiment pas divorcer,
ne peuvent s'opposer à la polygamie. Elles ne peuvent
non plus exercer de tutelle sur leurs enfants.
Ce Code a été adopté sans discussion
en 1984, époque où la contestation du pouvoir
se développe, où les aspirations démocratiques
du peuple algérien s'affirment nettement. Son adoption,
plusieurs fois remise à l'ordre du jour, a été
chaque fois repoussée sous la pression des femmes
et des modernistes. Depuis plus de 25 ans, des militantes
luttent d'abord contre la condition qui est la leur puis
pour l'abrogation de ce Code.
Les
Actes du colloque sur le Code de la Famille au centre
de la problématique démocratique algérienne
(15 décembre 2001) sont disponibles auprès
du secrétariat de l'ACB.
Vous pouvez télécharger
ici le texte rédigé par le Groupe
Femme et lu lors de cette journée.
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