Mercredi 4 mai 2022 à 19h00

 « Idir, un kabyle du monde » est le premier et le seul titre pour ce livre qui m’est venu à l’esprit. Il n’y en a pas eu d’autres. Je l’ai noté d’un seul trait un soir de juillet sur une feuille. Ce titre résume la vie, la musique et les engagements d’Idir. Un artiste qui a porté et emporté la Kabylie à travers le monde » rapporte Farid Alilat l’auteur de cette biographie, nourrie d’une quarantaine de témoignages de proches (famille, intimes, musiciens, chanteurs, producteurs, directeurs artistiques, amis d’enfance, de collège, de fac ou de caserne, tourneurs et paroliers).

« Auteur, compositeur et interprète, Idir, de son vrai nom El Hamid Cheriet, est plus qu’un chanteur. Il est le porte-voix de la langue kabyle, le porte-drapeau d’une culture qu’il a fait découvrir dans le monde entier.
La jeunesse d’Idir, au village d’Aït Lahcène et dans les montagnes du Djurdjura qui l’entourent, est marquée par les traditions berbères, les chants et les récits de sa mère et de sa grand-mère. Une enfance qui porte aussi l’empreinte de la guerre d’Algérie. Passionné de musique mais destiné au métier de géologue, sa carrière démarre presque hasard un soir de 1973 à la radio. Deux ans plus tard, sa chanson phare, « A Vava Inouva », devient un tube international.
Installé en France en 1975, il s’est battu pour les sans-papiers, a chanté pour l’Arménie, collecté des fonds pour SOS Racisme, inauguré l’une des premières écoles Diwan en Bretagne… Idir a fait chanter la Kabylie par d’autres célébrités issues d’horizons divers. Il a jeté des ponts avec l’Afrique en partageant la scène avec l’ougandais Oreyma ou la malienne Ramata Diaketé. Oui, Idir est un kabyle du monde.
 »

 

Ponctuations musicales avec Saïd Achab et ses élèves de l’atelier guitare de l’ACB