Conférence : La conquête et la colonisation française de l’Algérie

La régence d’Alger avait livré à la France d’importantes quantités de blé. En 1829, la France devait encore 7 millions de francs, sur les 14 dus initialement. Une belle somme, pour ce 1er tiers du 19eme siècle. Le Dey Hussein, le régent d’Alger, voulut les récupérer. Sollicité officiellement, Pierre Deval, le consul général de France, accrédité à Alger, devait demander à Charles X, roi de France, de fournir une réponse écrite qui engagerait la France à honorer ses dettes. Le jour de Bairam, c’est à dire l’aïd, le Dey Hussein invita le corps diplomatique à la cérémonie. Ce fut l’occasion de questionner le consul Deval sur la réponse de Charles X. Devant la réponse négative, le Dey Hussein le soupçonna d’avoir détourné l’argent et lui envoya au visage le chasse mouche. Voilà l’histoire et le casus belli communément rapportés pour expliquer l’invasion et l’amorce de la conquête de l’Algérie. Le pouvoir Français exigea des excuses. Mais quelles excuses ?! Que tous les dignitaires aillent demander pardon au Consul, que les rues et les bâtiments soient pavoisés aux couleurs françaises. La régence accéda à la demande de la France, sauf le dey qui refusa de présenter les excuses. En 1829, un plan de débarquement fut établi. Le coup d’éventail n’était pas le motif principal du débarquement. Il y avait derrière cela un ensemble de raisons autrement sérieuses : la situation politique de la France, la rivalité et les convoitises anglo-françaises concernant les côtes nord-africaines. Il fallait donc y aller avant les Anglais. Le 14 juin 1830, eut lieu le débarquement à Sidi Ferruch (sidi fredj), sous le commandement du Maréchal de Bourmont. La conquête militaire débuta. Elle sera suivie par une colonisation de peuplement. Dans quelles conditions les choses s’étaient-elles faites ? La conférence tentera d’apporter des réponses à cette interrogation.


Omar Hamourit :
à étudié la philosophie à la Sorbonne Paris 1. A, rédigé une thèse universitaire sur l’histoire et l’épistémologie des sciences ainsi que plusieurs articles et conférences sur l’impact de la science sur la culture.

Passionné de l’antiquité, de l’histoire en général et de la culture du Moyen-Age et plus particulièrement ceux du Maghreb. Il a écrit plusieurs articles sur le processus d’islamisation de l’Afrique du Nord.